Festival

Toujours avec cette volonté de rassembler autour de toutes les musiques, le Festival accueillera cette année « les gens du voyage » entre tziganes et gitans. Originaires d’Inde, les tziganes ont émigré en Europe de l’Est et les gitans en Espagne. Encore une fois, la musique sera universelle les 27 et 28 septembre prochain sur la place de la Croix Blanche.

Vendredi 27 septembre : 1066 SARAJEVO

Un premier soir dans la lignée de l’édition précédente avec comme tête d’affiche, la légende vivante des Balkans à savoir Goran Bregovic, créateur génial et prolifique, au style musical basé sur un mélange entre des courants extrêmement divers, tels que : musique traditionnelle des Balkans, rock, pop, musique classique, tango, musique électronique. Goran Bregovic irradiera la magnifique scène palinzarde entre frénésie balkanique et énergie rock, les concerts sont traversés par un souffle vital aux vertus euphorisantes et au pouvoir festif et fédérateur. Il sera accompagné par les bulgares d’Oratnitza, véritable mélange de mélodies populaires, chants orthodoxes, et aussi de Hiphop, de Dubstep et de Drum ‘n’Bass, le groupe bulgare vous convie à la plus éclectique des cérémonies, ode vibrante et vibratoire à la culture traditionnelle bulgare pour mieux la projeter dans le futur notamment à travers un traitement contemporain des de l’utilisation des basses. Un voyage métaphysique. Et enfin pour conclure cette première soirée, Batiar Gang, huit jeunes qui ont décidé de consacrer leur vie et leur courage au sexe, à la vodka et principalement à la musique avec cette mission, proposer une musique authentique impossible à cataloguer.

Samedi 28 septembre : « Soy Gitano »

C’est l’un des plus grands titres de la légende Camaron de la Isla, « Soy gitano », l’inoubliable mythe du flamenco sera vénéré par tous les groupes présents, tous ont, de près ou de loin, été bercé, influencé par ce génie du flamenco. A commencer par Duquende, gitan d’origine catalane, il se fait propulser sur scène dès l’âge de 8 ans par Camaron, avec qui il fera ses premiers pas dans le « cante jondo », ce chant profond et viscéral relatant les souffrances et déchirures du peuple gitans, véritable cri puissant sorti des entrailles. Il enchaine ensuite toutes sortes de collaborations avec les plus grands guitaristes comme Tomatito ou encore Vicente Amigo et surtout avec Paco de Lucia et son sextet, ce qui lui permettra de sillonner les plus grandes scènes internationales. Fondé il y a une dizaine d’années par l’un des piliers du groupe Ojos de Brujo, Calima se considère comme un laboratoire de fusion musicale au sein duquel chaque membre apporte sa culture, ses racines et son parcours. Calima, transmet lors de ses concerts, la fraîcheur, la spontanéité, et surtout une folle envie de faire danser le public à travers ce métissage protéiforme de flamenco, rumba, rap, jazz, funk, bossa et plus encore à l’image du « Calima », ce vent chaud venu des iles Canaries, qui embrasera la scène du 1066 Festival. Juanito Makandé, originaire de la région de Cadiz, est reconnu comme l’un des artistes les plus singuliers de la scène indépendante hispanique, un « cantautor » auteur interprète libre, comme il aime se définir, avec une faculté innée à communier avec le public. Il aime influencer ses compositions par le flamenco bien sûr et aussi par le jazz. Pilier de la programmation des plus grands festivals de la péninsule ibérique, il sera pour la première fois sur sol helvétique.